Œuvre
Hypnos
Téa Ferrari
Dans Hypnos,
l’insomnie devient une perte de territoire.
La pensée dérive.
Elle se fragmente, revient, insiste.
Le corps voudrait disparaître dans le sommeil ; l’esprit, lui, reste ouvert.
Le corps voudrait disparaître dans le sommeil ; l’esprit, lui, reste ouvert.
Feuille, bouton, fragments :
la matière casse l’unité de l’image
comme l’insomnie casse celle de la pensée.
Et au centre,
les yeux.
Ils ne regardent plus seulement.
Ils veillent.
Ils ne regardent plus seulement.
Ils veillent.
Ils deviennent le point de résistance de l’œuvre :
le lieu où tout vacille,
sauf le regard.
Hypnos ne parle pas de ne pas dormir.
Il parle de cet instant où l’esprit continue de voir
alors qu’il commence à se perdre.
A.C.
© 2026 Téa Ferrari — Œuvre protégée.
Texte éditorial : A.C. — Toute reproduction ou utilisation sans autorisation est interdite.
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