RÉCIT DE NON-FICTION
CE QUE LA NEIGE RECOUVRE
LIVRE · DOCUMENTAIRE · MÉMOIRE
La neige recouvre les traces,
pas les absences.
Il existe des événements dont l’image publique finit par prendre toute la place.
Les chiffres.
Les communiqués.
Les procédures.
Les versions successives.
Puis le temps, qui commence son travail d’effacement.
Ce que la neige recouvre choisit un autre point d’entrée.
Non pas reconstruire le spectaculaire, mais regarder ce qui demeure lorsqu’il s’est retiré.
Les absences.
Les paroles fragmentaires.
Les gestes interrompus.
Ce que les témoins portent encore.
Ce que les institutions consignent.
Et ce qui, entre les deux, échappe à toute formulation définitive.
Le récit avance au contact du réel : témoignages, traces documentaires, paroles recueillies, lieux et silences.
Il ne cherche ni à fabriquer une vérité totale ni à refermer ce qui ne peut l’être.
Il travaille dans cet espace plus fragile où plusieurs réalités doivent pouvoir coexister sans être confondues.
Un événement possède une date.
Ses conséquences, non.
APRÈS L’ÉVÉNEMENT
Les conséquences continuent dans les familles, dans les corps, dans la mémoire collective, dans les questions restées ouvertes et dans les lieux eux-mêmes.
C’est cette durée que le livre regarde.
Ce moment où l’événement cesse d’occuper l’espace public mais continue d’exister pour ceux qui n’ont pas la possibilité de passer à autre chose.
AU PLUS PRÈS DU RÉEL
Ici, la documentation n’est pas un décor.
Elle constitue une exigence.
Chaque voix conserve sa place. Chaque fait doit pouvoir être distingué de son interprétation. Chaque silence compte autant pour ce qu’il contient que pour ce qu’il interdit d’affirmer.
L’écriture intervient dans cet intervalle : non pour combler les blancs, mais pour leur donner une forme lisible.
DU LIVRE À L’IMAGE
Ce que la neige recouvre est également développé dans une perspective audiovisuelle.
Le passage à l’image ne cherche pas à illustrer le texte, mais à poursuivre la même interrogation par d’autres matières : les lieux, les voix, les archives, les visages, les paysages et ce que la caméra peut saisir lorsque les mots atteignent leur limite.
UNIVERS VISUEL
Deux gestes accompagnent le texte : l’un porte l’illustration générale de l’ouvrage, l’autre intervient en signe.
ILLUSTRATION GÉNÉRALE
Téa Ferrari
Elle porte l’univers illustré de l’ouvrage et en accompagne la matière visuelle dans son ensemble.
INTERVENTION VISUELLE
Thia Duret-Carre
Une intervention ponctuelle, conçue comme un signe dans la matière du livre