Coco
À l’origine de Coco, il y a un travail sur la transparence. Mais derrière le verre apparaît peu à peu autre chose : la trace du temps.
Le flacon représenté est vide. Le parfum a été porté jusqu’à la dernière goutte. Sur un bleu doux, presque effacé, sa transparence révèle moins un objet de luxe qu’un objet devenu intime.
Le titre Coco joue précisément avec cette proximité. En donnant un surnom familier à une icône immédiatement reconnaissable, l’artiste déplace le regard : le flacon cesse d’être seulement un symbole de sophistication pour devenir le témoin silencieux d’une présence quotidienne.
Car un parfum accompagne. Il s’attache à une peau, à une époque, parfois à une personne tout entière. Bien après sa disparition, quelque chose demeure.
Une identité. Une mémoire. Une trace.