La Berceuse
La Berceuse naît d’une mémoire musicale.
En écoutant l’album Voice of the Celtic Heart de Kate Crossan, l’artiste retrouve une musique que sa mère utilisait pour l’endormir lorsqu’elle était enfant. De cette réminiscence demeure moins un souvenir précis qu’une sensation : celle d’être enveloppée, protégée, tenue à l’abri du monde.
L’œuvre cherche à restituer cet apaisement originel. La figure maternelle et la nature semblent appartenir au même mouvement : celui d’un paysage qui accueille, enlace et rassure.
Le vert devient moins une couleur qu’un espace intérieur : celui de la sécurité, de l’enfance et d’une douceur dont le corps conserve la mémoire.