Le Champ de tulipes
Huile sur toile — 40 × 50 cm
Dans Le Champ de tulipes, le paysage est moins reproduit qu’éprouvé.
La couleur se déploie par touches, superpositions et mouvements. Les fleurs surgissent au premier plan tandis que la végétation et le ciel construisent une profondeur où le geste pictural reste volontairement visible.
Téa Ferrari ne cherche pas à effacer la peinture derrière le paysage. Au contraire, elle laisse la matière prendre possession du lieu.
Peu à peu, ce que l’on regarde n’est plus seulement un champ de tulipes, mais une sensation : celle d’une lumière, d’une profusion, d’un instant dont la couleur aurait conservé la mémoire.
Le paysage existe encore.
Mais déjà, il devient peinture.